Immunité : pourquoi tombe-t-on encore malade en mars-avril ?
Une période trompeuse. On pourrait croire qu’avec le retour des beaux jours, les infections diminuent…
Et pourtant, beaucoup de personnes enchaînent encore rhumes, maux de gorge, fatigue persistante et petits virus à répétition.
Ce n’est pas un hasard. En naturopathie, cette période correspond à une phase de fragilité du terrain.
1. Un système immunitaire “fatigué” par l’hiver
Durant l’hiver, l’organisme a été fortement sollicité :
moins de lumière → impact sur le système nerveux et hormonal
alimentation plus riche
moins de mouvement
exposition répétée aux virus
Résultat : Le système immunitaire a fonctionné en continu, parfois en sur-régime.
En mars-avril, il peut y avoir une baisse de réactivité.
2. Une immunité déséquilibrée, pas forcément faible
Point essentiel : On ne parle pas toujours d’une immunité “faible”, mais souvent d’une immunité désorganisée.
réactions excessives chez certains, manque de réponse chez d’autres, difficulté à s’adapter.
Cela renvoie à l’équilibre global du terrain : intestins, foie, système nerveux.
3. Le rôle central des intestins
En naturopathie, on considère que l’immunité se joue en grande partie dans les intestins.
Après l’hiver : microbiote appauvri, digestion plus lente, muqueuse intestinale fragilisée.
Ce terrain favorise une moins bonne défense et une sensibilité accrue aux virus.
4. Un organisme encore “encrassé”
Sans parler de détox brutale, il est important de comprendre ceci :
L’hiver laisse souvent derrière lui une surcharge des émonctoires (foie, intestins…).
Résultat : circulation des déchets moins fluide, terrain inflammatoire plus présent, système immunitaire mobilisé ailleurs. Il est donc moins disponible pour répondre efficacement aux agressions extérieures.
5. Les variations de température : un stress pour le corps
Les fameuses giboulées de mars, chaud → froid, soleil → humidité et vent
Ces changements sollicitent fortement le système respiratoire et les capacités d’adaptation de l’organisme.
Un terrain déjà fragilisé réagit plus facilement.
6. Le facteur souvent oublié : le système nerveux
La fin d’hiver est une période où la fatigue nerveuse est fréquente, les réserves en magnésium sont basses et le sommeil est parfois perturbé. Or, système nerveux et immunité sont étroitement liés. Un organisme stressé ou épuisé répond moins bien.
7. Comment soutenir son immunité à cette période ?
L’idée n’est pas de “stimuler à tout prix”, mais de rééquilibrer le terrain.
Remettre du vivant dans l’alimentation
légumes de saison, légèrement amers
protéines de qualité (soutien immunitaire)
bons gras riches en oméga-3
aliments lactofermentés (choucroute crue, kéfir…)
Soutenir les fonctions d’élimination en douceur
hydratation en dehors des repas
bouillons de légumes
jus frais (ex : céleri + concombre + pomme + citron)
Prendre soin des intestins
fibres douces
aliments prébiotiques (poireau, ail, oignon…)
mastication +++
Soutenir sans surstimuler
plantes adaptogènes (selon profil)
micronutrition : magnésium, zinc, vitamines du groupe B
apports naturels en vitamine D (idéalement en gouttes)
Relancer la vitalité
marche quotidienne
exposition à la lumière naturelle
sommeil récupérateur
Avec ces petits ajustements, votre organisme reprend confiance et souffle, vos défenses naturelles se réorganisent, et chaque jour devient un peu plus lumineux et léger, à l'image du printemps qui pointe le bout de son nez.
Publié le 30 mars 2026